Anonyme [1652], RESPONSE A LA PRETENDVE DECLARATION DV ROY, POVR LA TRANSLATION du Parlement, en la ville de Ponthoise. , françaisRéférence RIM : M0_3370. Cote locale : B_15_30.
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liberté de sortir Paris. Et la pensée est vn peu meilleure
de dire, que s’il est vray que ledit Cardinal tien ne Sa
Majest prisonniere, c’est en vain que nous luy demandons
qu’elle l’éloigne ; aussi allons-nous trauailler
à le chasser par d’autres moyens que ceux dont on s’est
cy-deuant seruy.

 

Apres tout dans vn estat comme le nostre, ou toute l’authorité,
&c. Vous y voila M. le Card. voila vostre maxime
qui veut faire vn monstre de l’authorité Royale, &
restraindre celle du Parlement, à iuger simplement le
procez de Sanche & de Rodrigue ; c’est ainsi que vous
les voulez abatre, par ce que vous les craignez, mais ne
vous y trompés pas, nous auons nos loix, nos coustumes,
& nos histoires, ils sont les tuteurs de nos Roys,
l’apuy de son authorité, & il leur appartient de reformer
les desordres de son Estat, & vous faire pendre si
vous le troublés da uantage.

A ces causes nous auons transferé, &c.

Tout beau Maistre Iulle, vn Parlement ne se transfere
pas ainsi, & pleut à Dieu que nos loüis eussent
estez aussi bien sedentaire comme l’est celuy de Paris,
vous n’en auriés pas si aysément fait la translation de
France en Italie ; Souuenez-vous que les bancs de ses
Chambres tiennent à fer & à clou, & que iamais la
Cour des Pairs ne se tint à Pontoise.

FIN.



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